Faut dire que saigner le trésor public n’a jamais attristé le congolais. Non seulement impose à cette « caisse de l’État » des obsèques au coût faramineux. On la laisse, en plus, en proie à toutes les rapaces friandes de la surfacturation. Parmi lesquelles, cette RTNC dite «nationale et publique» mais qui, en réalité ne sert que des intérêts privés. Pour preuve, la demande adressée à la présidence par son ADG, Freddy Mulumba. Ce dernier sollicite 52.479$ pour couvrir les obsèques de l’ancien premier ministre, Etienne Tshisekedi. Se faire payer pour un travail déjà rémunéré Il y a lieu de se poser des sérieuses questions sur la motivation réelle de cette somme sollicitée par la RTNC. Sans compter cette importante mobilisation du personnel de cette chaîne Radio-Tv. 86 personnes en tout pour les 2 jours de commémoration.



A croire que la RTNC n’aura pour travail que la célébration de ces obsèques, durant les deux jours. Et pour les 86 agents que la RTNC compte « détacher » exclusivement aux obsèques, elle demande 25.800$ en guise de collation. Soit 300$ par agents pour les 2 jours de célébration. Pourtant, ce personnel pour lequel la RTNC demande une motivation « journalière » est déjà rémunéré par l’Etat. Et ce, pour le travail qui leur est demandé de faire. Étrange en effet. Certains diront qu’il s’agit d’une prime de risque. Mais, ces journalistes et techniciens réclament-ils une prime de risque à chaque reportage où ils se rendent?



Lors de grands événements sportifs nationaux, la RTNC délègue-t-elle le même nombre d’agents ou encaisse-t-elle la même somme d’argent comme prime pour la collation de son personnel? Mais de toutes ces questions, la plus grande interrogation concerne la direction réelle que prendre cette argent une fois versée. A coup sûr, les pauvres agents mis en exergue ne verront certainement pas ces billets verts. On serait curieux, par ailleurs de voir les factures des obsèques de Gizenga ou de Lutumba. Obsèques retransmises en direct à la RTNC. Ces différentes questions ne recevront certainement pas des réponses. La sourde oreille étant l’attitude patente des décideurs congolais.